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« Des histoires qui sortent du cadre » (suite)
[...] Chacune des « fenêtres » qu'elle transforme en de véritables trompe-l'œil à emporter révèle une petite histoire, parfois vraie, souvent romancée, où la scène est le châssis, le décor est le rideau et les acteurs sont des éléments d'un paysage ou encore quelqu'un ou quelque chose qui traîne sur le bord de la fenêtre.
Avec une matière aussi riche, l'artiste ne peut imaginer le jour où elle aura épuisé le potentiel d'histoires à raconter.
» Edith Jolicoeur ne prétend pas avoir inventé le trompe-l'oeil, mais elle a su l'adapter, le transformer, le revamper de manière à le rendre mobile et accessible à un large public.
Sur le fond, l’artiste privilégie les oeuvres « intemporelles » qui lui donnent le sentiment qu'elles résisteront aux modes et au temps. Il lui arrive tout de même de travailler sur des thèmes spécifiquement patrimoniaux pour lesquels elle effectue, avec grand plaisir, des recherches quasi anthropologiques.
Sur la forme, Edith Jolicoeur entretient une grande préoccupation environnementale. Elle réutilise des éléments architecturaux tels que les vieux châssis de bois et le contre-plaqué léger (préfini) afin d'éviter qu'ils ne soient acheminés vers les sites d'enfouissement.
Lorsqu'elle le juge pertinent, l’artiste intègre des dentelles, des cordes, des galons récupérés afin d'accentuer les textures. Ces derniers sont, soit des échantillons, des fins de lots, des bouts défectueux provenant de magasins de tissu, de dons de particuliers ou de brocantes.
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