Edith Jolicoeur, Consultante branchée

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Parallèlement à sa pratique artistique, Edith Jolicoeur est aussi consultante dans l'utilisation stratégique du Web et des réseaux sociaux.

Sa mission : Aider les artistes, travailleurs autonomes, les organismes et les petites entreprises à tirer profit du Web et des réseaux sociaux.

Son leitmotiv : « Ce n’est pas parce qu’on est éloigné géographiquement qu’on doit l’être numériquement! »

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Pourquoi les bourses artistiques sont-elles importantes pour moi? Mon analogie avec les voitures…

Edith JOLICOEUR, photo par Karen MartinJ’entends toute sorte de commentaires au sujet des artistes qui reçoivent des bourses. Certains positifs, certains négatifs. Et ce, pas seulement de la part du grand public.

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Par exemple, une artiste m’a déjà affirmé que je n’avais pas besoin de bourse parce que mes œuvres se vendaient et que j’arrivais à vivre de mon art. Selon elle, il faudrait que je laisse ça aux artistes qui « n’arrivent pas » (sic). Un autre pair m’a récemment dit que je n’aurais jamais de bourse nationale ou de succès international parce que je faisais du « commercial » (re sic!).

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Ils sont drôles, eux autres! Avec des pairs comme ça, on n’a pas besoin d’ennemis! Heureusement, j’entends également des commentaires positifs. Et j’ai la tête dure!

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Ça me fait tout de même réfléchir à la perception des gens sur le sujet. C’est pourquoi, maintenant, à mes amis, mon public et même à mes détracteurs, j’explique mon analogie entre les bourses et les voitures…

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Comment? Je me lance!

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On s’entend pour dire que la majorité des fabricants automobiles fabriquent des voitures qui vont sur la route et qui s’adressent à monsieur et madame tout le monde. (Vous me suivez?)

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On s’entend aussi que certains fabricants d’automobiles, quand ils le peuvent, développent des voitures concepts. Celles-ci coûtent probablement très cher et ne sont sûrement pas rentables. (Vous me suivez encore?)

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Mais ce n’est pas grave! Ces voitures leur permettent de pousser l’esthétisme et la technologie plus loin. Elles permettent de se mesurer à leurs concurrents et à faire avancer leur domaine. Et quelques fois, certains des éléments développés pour les voitures concept se retrouvent dans les véhicules de série et le grand public peut en bénéficier. (Vous me suivez toujours?)

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Eh ben! Pour moi, les bourses, ce n’est pas plus compliqué que ça! Oui, je fais des tableaux qui s’adressent à monsieur et madame tout le monde. Ils se retrouvent dans des salons, des bureaux et même dans quelques espaces publics! Oui, ça me permet d’en vivre. (J’en suis d’ailleurs reconnaissante.)

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Mais ce n’est pas une raison pour m’arrêter là! Je veux avoir la possibilité de faire des projets artistiques qui me sortent de ma zone de confort. Des projets où je m’éclate artistiquement, sans égard à la valeur commerciale ou à la rentabilité de l’exercice. « Juste » pour aller plus loin dans la recherche, dans les sujets, les formats, les défis esthétiques et techniques.

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Et comme pour les voitures concepts, qui influencent les voitures de série; certains des éléments que j’aurai développés dans mes projets de bourses influenceront aussi ma production courante.

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C’est simple, non? Je ne peux pas faire exclusivement des œuvres concept. Ce n’est pas rentable. Je fais une production courante pour vivre. C’est un moyen qui me valorise et qui répond à une demande. J’estime que c’est une manière noble qui ne devrait pas être méprisée par certains de mes pairs. Et pour le reste… Le secteur automobile est souvent soutenu par l’État, non? Alors pourquoi pas les artistes?

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En tout cas, moi, je suis reconnaissante! Merci aux jurys qui ont évalué mes dossiers et qui ont compris que j’avais besoin de soutien pour me dépasser. Merci à celles et ceux qui aiment mes œuvres courantes. Merci aux quelques-uns qui peuvent se permettre d’en acheter. Merci à mon public, mes amis et ma famille de continuer à me soutenir même dans mes projets un peu plus fous! Vous allez voir, avec la bourse que j’ai eue cette année, je vous prépare tout un char!

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Suggestion de lecture :

Une bourse pour « PAYSAGES & SAISONS CHARNIÈRES », 3 juin 2011

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Visitez mon site officiel : edithjolicoeur.com

4 Comments

0
  • René Faulkner

    Bravo !
    …. et que les bourses supportent la démarche !

    René Faulkner
    Artiste & heureux citoyen

  • Culture Gaspésie (@ChenierAnnie)

    Bravo Édith! Pour une fille de char comme moi, j’aime bien l’analogie!

    Voici la comparaison que j’utilise : La recherche et création dans le secteur des arts, c’est comme la recherche et développement (R&D) dans le secteur économique et industriel – peut-être que tu n’aimeras pas mon analogie, et pourtant, les deux reçoivent bourses et subventions.

    La Révolution tranquille transforme notre société économique et artistique, c’est d’ailleurs dans les années 1960 qu’on remarque une multiplication des actions en faveur du soutien aux artistes. Dans les années 90, le Gouvernement met en place un système de bourses (CALQ), et part ce système, il positionne la culture dans tous les aspects de la société, et par le fait même, positionnement le Québec à l’étranger.

    Le recours à des bourses n’est pas seulement un moyen de subsistance des créateurs, mais un outil de développement et de rayonnement de notre société gaspésienne et québécoise.

    J’aime bien votre propos, monsieur Caissy, les bourses doivent être disponibles en début de carrière, à mi-carrière et à la fin de carrière. Les pratiques artistiques sont différentes et le Québec a besoin d’un mélange d’émergence et de notoriété artistiques.

  • René Caissy

    Attention, comme Édithe m’a naguère aidé à comprendre les subtilités de mon site web , lors de sa construction, je vais lui renvoyer, d’une façon éminemment opportuniste, l’ascenseur et prêcher pour sa paroisse en valorisant l’idée de bourses pour les artistes professionnels…

    … Dans mon monde régie par le modèle du Darwinisme moderne et sociale (où les anciennes thèses de la loi du plus fort intègrent désormais les déterminants humains, tels les peurs, la foi, le courage, la gourmandises, l’humour, et … bref… tout ce qui nous distingue des bêtes qui ne possèdent pas ses attributs….) je crois que c’est une erreur que de consentir des bourses ou subventions seulement aux « débutants ». Si les lois de la natures ont permis qu’untel ou unetelle réussisse à vivre de son art, c’est donc que cette personne a trouvé une niche à occuper et que, désormais, pour vivre et survivre, il lui faudra sans cesse trouver des moyens pour durer… Or, en accordant des bourses, non seulement aux aspirants et débutants, mais aussi aux artistes consacrés, on assure, dans ce cas, la perrénité de l’art. Car voyez bien le paradoxe: si l’art, d’emblée, n’est pas payant pour la majorité des artistes, comment peut-on assuré sa survie sans aider ceux et celles qui réussissent ?

    En ce qui me concerne, j’appartient au monde de l’aviation et, chez-nous, il y a cet adage plutôt comique qui dit: Toutes les entreprises en aviation deviennent très rapidement millionnaires… à condition qu’à l’orgine, leur mise de fonds fut de deux millions !!!

  • Françoise Fouquet

    Oui, les bourses devraient aller aux NOUVEAUX artistes et non à ceux qui en vivent. C’est pour donner une chance dans la carrière. Alors, tout domaine de travail pourrait avoir une bourse selon moi, informatique, caissière, etc….. Une bourse c’est pour aider, c’est malheureux que les gens qui vivent de leur travial aient des bourses à mon avis également. Vos oeuvres sont magnifiques, mais l’histoire des bourses est une autre discussion. Des jeunes ont des bourses pour améliorer leur performance athlétique, et c’est correct, mais un Dépatie, un Crosby, n’a pas a avoir de bourse, un Besner également, une Corno également.

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